Salvador de Bahia premier jour

Arrivée tardive à l'aéroport. Un taxi nous emmène à l'hôtel. Tant que nous sommes sur l'autoroute et la voie rapide RAS, mais quand nous abordons de petites rues, les trottoirs se garnissent de façon inquiétante. Tous les rideaux de fer sont abaissés et on circule entre ces deux murailles muettes, avec des sdf assis sur le bord des trottoirs. L'un d'eux essaie d'arréter notre taxi , qui doit faire un brusque écart pour l'éviter. On est soulagé d'arriver à l'hôtel.

 Le lendemain de notre arrivée, notre guide, Raimondo est là pour nous faire visiter à pied la vieille ville. Il nous renouvelle les conseils déjà reçus à Rio : pas de bijoux, ni de montres, pas de vêtements de luxe (aucune chance avec nous), port du sac à dos devant et ne pas exhiber l’appareil photo. Il rajoute que, quand nous sommes seuls il ne faut pas prendre beaucoup d’argent avec nous.

Après ces conseils, nous partons vers le centre de la vieille ville, le quartier du Pelhourino. A une centaine de mètres de l’hôtel, on débouche sur une belle place dominant la baie, la Praça municipal.

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Sur un coté la belle architecture du Palacio do Branco, qu’on ne peut pas visiter car il est en cours de rénovation (depuis un certain temps)..
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Au bord de la falaise, l’Elevador Lacerda, l’ascenseur qui permet de rejoindre le port et la ville haute.
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En face, la Mairie et un petit musée, le Memorial da Câmara Municipal de Salvador , qui retrace l’histoire de la ville de Salvador.
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Du bord de la falaise coté ascenseur, on a une superbe vue sur la ville basse, le port et le fort Sao Marcelo qui défend l’entrée du port. Ce fort construit au XVII ème siècle par les Portugais connut des occupations diverse au gré des luttes entre colonisateurs.
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Nous rencontrons aussi nos premières Bahianaises, en costume Baiana. Ce costume traditionnel marque l’origine africaine d’une grande partie de la population de Bahia. C’est un apport notamment de la religion Candomble, religion Africaine plus ou moins acceptée par l’église catholique qui en tolère certaines manifestations.

Les Bahianas portent des jupes très bouffantes sur des chemisiers blancs brodés et des turbans en mousseline. Notre guide entretient visiblement des relations amicales avec bon nombre de ces dames qui posent pour la photo avec vous pour 5 reals. Je ne suis pas radin, mais j’évite depuis de nombreuses années les photos de moi me rappelant trop le temps qui passe !!

En avançant dans le centre historique, nous passons quelques minutes dans le musée de l’énergie, sponsorisé par des sociétés de production électrique, où on peut assister à diverses expériences autour des usages de l’électricité, intéressant mais ça ne vaut pas la Villette.

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Plus loin, nous arrivons à la Cathédrale , dite Basilique de la Transfiguration. Elle est construite dans un style baroque où les décorations dorées sont partout présentes.

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On zappe l’église qui se trouve en face, Igreja de Sao Domingo Gusmao pour aller Praça da Sé, coeur de ce vieux quartier du Pelhourino. Un groupe de Capoera se produit au milieu de la place.

De chaque coté des restaurants et des magasins touristiques, mais l’architecture a été assez préservée.
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Au fond de la place , la grande église de Sao Francisco et son couvent. Dès qu’on y entre, on est éblouis par la profusion de dorures, encore plus que dans la Cathédrale.

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On ne peut que se demander ce que serait ce pays si autant d’or n’avait pas été employé en décoration . Ici, comme dans beaucoup d’autres endroits, l’église catholique a investi pour le décorum des richesses qui auraient été plus utiles au développement du peuple.

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Nous passons ensuite dans la belle sacristie aux beaux meubles en bois Brésilien
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et, de là au cloitre du couvent , dont les murs sont recouverts d’azulejos datant du milieu du XVII ème siècle.

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Ils servent à orienter la pensée des frères lors de leurs promenades vers quatre thèmes (un par coté du cloitre) : la vertu et la notion du bien, la nature éphémère du temps, le contraste entre vice et vertu et le mépris de l'argent.

A la sortie de l’église, je remarque une magnifique façade cachée derrière des palissades de chantier. Quelques photos prises au vol par dessus les palissades révèlent un chef d’oeuvre. Il s’agit de l’église du Tiers Ordre de San Francisco qui est en cours de rénovation, car elle est classée et considérée comme une des merveilles du Brésil. Sa façade entièrement sculptée est spectaculaire.
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Nous nous étonnons de voir quatre églises aussi importantes en quelques dizaine de mètres. Raimondo nous explique que la légende veut qu’il y ait à Bahia une église pour chaque jour de l’année. C’est un peu exagéré, mais on en compte quand même près de la moitié !!

Nous descendons ensuite par des ruelles jusqu’à la salle où se produit le soir une troupe de danseurs Bahianais (avec au passage des graffs intéressants et des personnages qui ne le sont pas moins)


Raimondo nous conseille de réserver pour assister à ce spectacle, mais c’est jour de repos. On verra demain. Comme nous devons faire un peu de change, mais que nos euros sont à l’hôtel, Raimundo nous amène dans un magasin sur et se porte garant pour nous. Nous repartons avec nos reals, changés à un taux tout à fait correct, et lui passera à l’hôtel récupérer l’équivalent en euros. Remarquable confiance mutuelle.

Comme il est très tard, nous revenons vers la Praça da Sé, libérons notre guide et descendons par l’elevator Lacerda au Mercado

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où nous déjeunons dans ce qui est visiblement la cantine des travailleurs du coin. Peu de touristes, surtout des locaux. Comme il est tard, les travaux de rénovation de l’immeuble ont repris et, pour couvrir le bruit des perforateurs, le restaurant a monté la sono , mais la cuisine est très convenable et le service très efficace.


La nuit tombe très tôt, car c'est ci l'hiver, du coup, nous limitons notre sortie de fin d’après midi aux endroits fréquentés notamment la place de l’elevador d’où on a une belle vue nocturne sur le port et, à coté, la croix tombée, qui marque l’emplacement d’une église (une de plus!) démolie pour laisser passer un tramway qui n’a jamais été construit.

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et dinons sur la Praça da Sé où se produit un orchestre, pendant que des religieux font des photos souvenir sous la croix.

Le restaurant nous facture 20 reals pour l’orchestre, contribution très honnête en contrepartie de l’ambiance (on retrouvera le même système dans les restaurants de Paraty).
Nous regagnons notre hôtel en évitant les groupes qui commencent à se former ça et là entre individus apparemment légèrement embrumés.
Très belle journée dans une très belle ville.                                                                                        suite deuxième jour Salvador ICI